Frédéric FIEBIG

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Biographie succincte
1885-1953

    La vie de Frédéric Fiebig, est un archétype de destin d'artiste. C'est une succession de drames et de légendes, de gloire et d'oubli.
    Il est né de parents russes à Talsen en 1885 alors que la Lettonie était allemande. Tout commence par une histoire d'amour entre une enseignante et un adolescent surdoué en dessin. Vingt années le séparent de la future Madame Fiebig(1). Elle admire ses dons et décidera de son destin. C'est ainsi qu'il ira étudier la peinture à St Petersbourg(2) avant de poursuivre sa carrière à Paris(3) plutôt qu'à Munich. Le succès arrive très tôt après un périple de légende en Italie(4). Son style, propre à cette période, est fait de touches larges, nourries et extrêment sensuelle(5)
    Sa notoriété n'a pas le temps de se consolider, que sa nationnalité allemande dans un pays en guerre avec l'Allemagne, remet tout en question. Tout se ferme devant lui, il décide avec sa femme de disparaître pour un temps dans les Landes(6).
     De retour à Paris, dans les "Années 20", son caractère fier, tourmenté et misanthrope ne facilite pas ses rapports avec le milieu de l'art et les galeries. Il participe alors à différents salons. Son style évolue. Désormais la pratique du couteau remplace celle de la brosse et les lignes courbes se font plus en plus rares, jusqu'à disparaître complètement. La toile ne se compose plus que de polygones, majoritairement des triangles(7). La critique est laudative, mais la vie reste difficile. Son fils Eric souffre d'une grave maladie génétique et sa santé restera toujours une priorité absolue. La famille Fiebig passera deux années consécutives à Ladevèze et à Lescar(8) pour profiter de l'air pur de la montagne. De retour à Paris, il n'osera plus s'éloigner du petit Eric, et cherchera son inspiration exclusivement sur les bords de Seine et dans les rues de la capitale. Comme à chaque épreuve de sa vie, sa peinture s'enrichira de nouveaux concepts passionnants. De simples paysages urbains sont déstructurés par un angle d'observation insolite. Le résultat oscille avec maitrise, entre figuratif et abstrait(9).
     La santé de son fils s'aggrave. En 1929, le couple décide de s'éloigner de la pollution parisienne, et part s'installer en Alsace(10). Eric meurt en 1932.
     L'avant dernier acte sera la légende de "l'Ermite du Taennchel(11)". Fiebig défraye la chronique en passant l' hiver dans un refuge par moins 20° moins 30° au sommet d'une montagne vosgienne. C'est la consécration en Alsace. Mais Paris est loin et n'en saura rien. Le cycle infernal recommence, c'est de nouveau la guerre et il assiste impuissant à la déportation de sa fille Raya. Il attendra jusqu'à sa mort à Selestat en 1953 la nationalité française qui ne lui sera jamais accordée.
    C'est ici l'occasion de rendre un émouvant hommage à la mémoire de sa fille Raya Fiebig(12), qui, à son retour d'Auswitz, a su trouver encore assez de forces pour protéger et faire sortir de l'oubli l'œuvre de son père.

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    Le XXème siècle n'a pas su immortalisé Frédéric Fiebig, coupable d'insoumission aux tendances de l'époque, pourtant son oeuvre chaque jour plus reconnue, se conforte à l'épreuve du temps.

Les petits formats

    Son intérêt pour les petits formats a certainement contribué à la frilosité des marchands. Plus difficiles à exposer, ils sont aussi moins rentables!
    Le nouveau support que nous offre "Internet" nous libère de ces contraintes et nous montre ses oeuvres sous un nouveau jour , révélant ainst la puissance des petits formats.


Autoportrait 1908

Epilogue

    La totalité des tableaux, sauf un, présentée sur ce site provient du fond conservé par F. Fiebig lui-même à Selestat. Il faudra attendre 1975 pour voir ressortir cette oeuvre. Raya Fiebig, avec le soutient de Me Maurice Rheims et d'amis très proches, organise une vente à l'Hotel Drouot. . Deux livres seront édités suivis de plusieurs expositions au Musée de Saint Dié, dans des Galeries Parisiennes; à New York... Aujourd' hui, tout ce fond est dispersé entre collections publics, musée de Strasbourg, musée de Colmar, collections privées connues et inconnues. La toute petite partie (grande par sa qualité) à laquelle Raya Fiebig était restée attachée, réapparaîtra peut-ëtre, on l'éspère, dans un musée pour complérer les collections déjà existantes.


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Succinct biography
1885-1953

    Frederic Fiebig’s life is the archetype of what one might call an artist destiny, drama succeeding to legends, glory to oblivion.
    Latvia was German when Fiebig was born in Talsen in 1885 from Russian parents. It all begins with a love affair between a teacher and an exceptionally gifted teenage draughtsman. The future Madame Fiebig(1) was twenty years older than him. She admired his gifts and will decide his destiny. First he will study painting in St Petersbourg(2), then start his career in Paris(3) rather than Munich. Success will come soon after a legendary tour of Italy(4). During this period, wide, thick and sensual(5) strokes feature his style.
    His notoriety was not even settled when his German citizenship, in a country waging war against Germany, ruined everything. Being refused entrance, he and his wife decide to disappear for a while in the Landes district(6).
    Back in Paris during the twenties, his proud and tortured nature added to misanthropy made relationship with the Art world and galleries difficult. He  takes part in various exhibitions. His style has changed, knife-painting now in place of brush strokes, curves getting rare and finally vanishing, composition based on polygons, usually triangles(7). Critics praise, but life is still difficult. The health of his son Eric, who suffers from a heavy genetic disease,  always remains a priority, and the family will spend two years running in Ladevèze and Lescar(8) to benefit from the mountains pure air. Back in Paris, Fiebig  stays close to little Eric, finding inspiration on the river Seine banks or in Paris streets. As usual at each bad time of his life, his work gathers new and exciting concepts. An unusual observation angle is enough to change the structure of an ordinary urban landscape. As a result, his work stands with masterfully between representation and abstraction(9).
    Eric's health  worsens. In 1929 the couple decide to leave Paris with it's pollution and settle in Alsace(10). Eric dies in 1932.
    The last but one act will be the legend of the "Taennchel Hermit(11)". Fiebig is in the news, spending a winter in a refuge  20° or 30° below centigrade , on top of a mountain in les Vosges. A big success in Alsace, but Paris is far away and does not hear of it. The infernal cycle starts again, a new war, helpless Fiebig has to watch his daughter Raya's internment in a concentration camp. Until his death in Salestat in 1953 he looks forward to getting French citizenship which will never be given.
    This is the opportunity to celebrate his daughter Raya Fiebig(12)who, back from Auschwitz, had enough strength left to protect and get out of oblivion her father’s work.

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    The 20th century failed to immortalise Frederic Fiebig, who refused to bow to the prevailing trends of that era. And yet, his increasingly recognised work is standing the test of time.

Small Formats

    His interest in small formats has certainly contributed to the reluctance of galleries. More difficult to exhibit, they are also less profitable!
    Nowadays, thanks to the Internet, which frees us from these constraints, we observe all its works with a new sight and discover the power of small formts


  Self-portrait
   as a clown

Epilogue

    All the paintings, except one, shown on this website come from F. Fiebig own collection which he kept in Salestat. This body of work only came out in 1975. Raya Fiebig, with the help of Me Maurice Rheims and close friends, set up an auction sale in Hotel Drouot. Two books were published, followed by several exhibitions in Saint Dié Museum, Parisian galleries, New York… Today all these works have been dispersed between public collections, Strasbourg Museum, Colmar Museum and known or unknown private collections. The very small part, but of great quality, which remained in Raya Fiebig possession, will perhaps come out, hopefully in a Museum, in order to complete existing collections.



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