Frédéric FIEBIG

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Autoportrait
1910

Thème : Autoportrait

Huile sur carton
29 x 22 cm

    En 1905 Fiebig réalise le précédent autoportrait présenté sur ce thème. Seulement 5 ans nous séparent de celui-ci. On y retrouve le même jeune homme fier et sûr de son destin. Le menton légèrement relevé trahit un caractère impétueux. On remarque surtout que l'oeil pétillant qui focalisait tous les regards sur le précédent portrait, a disparu pour faire place a un trou gris absolu.. Est-ce une contrainte des touches très larges ou a-t-il voulu faire passer un message? Son style est déjà en place, novateur et puissant, c'est la "personnalité absolue" citée par l'Abbé Breuil.

Des touches larges...
    Pour être belles ces touches doivent donner l'impression de ne dépendre que de l'inspiration et la virtuosité. Mais derrière ces dons se cache un travail sur le dessin préparatoire des surfaces de même valeur. La démarche est peu commune, Frédéric Fiebig part de la gravure pour arriver à la peinture. Il suffit pour s'en convaincre de comparer sa gravure de Tostoï à cet autoportrait. (même angle, même lumière)


    In 1905 Fiebig created the previous self portrait presented on this particular theme. The two paintings are only five years apart. We find the same young man, proud and self-assured. His slightly raised chin reveals an impetuous nature. We can especially note that the twinkling eye that attracted the viewer's attention in the previous portrait has disappeared and given way to a complete grey hole. Was he obliged to do so, because of the large brushstrokes, or did he want to get a message across? His innovative and powerful style were already present, the "absolute personality" quoted by Henri Breuil.
Large brushstrokes...
   In order for these brushstrokes to be beautiful, they had to give the impression of relying simply on inspiration and virtuosity. Yet, behind this talent hides the work on the preparatory drawing of surfaces of similar colour. This approach is quite uncommon. Frederic Fiebig starts off with an engraving and ends up with a painting. One only has to compare Tolstoy's engraving to this self portrait (same angle, same light) to illustrate this point.

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